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Un homme, une ile, un mono
Un homme, une ile, un mono
À travers l’Islande en mono
“Dans cette direction il doit y avoir une auberge…” j’essaye de m’orienter à un endroit ou il n’y a rien pour s’orienter. Je ne vois même pas ma propre main devants mes yeux. L’odeur de soufre est dans l’air. Mon mono sur le dos, en plus un sac a dos péniblement lourds. Je suis au bout de mes forces – mais hors question de s’arrêter car il fait chaud, si chaud que j’ai l’impression que mes gaudasses commences a fondre. Je me rappelle toujours la phrase « faits attention au endroits jaune, ca peut être complètement fluide en dessous. »
D’un coup, je glisse, et par réflexe, j’essaye de m’accrocher… aaaah ! merde ! je lâche à la même vitesse ou je me suis accroché, cette brûlure va donner une sacrée ampoule.
Je suis en Islande, à 1.000 m au dessus de la mer en direction vers le Sud. Les mots suivants me tournent dans la tête tous le temps : « Si tu veut aller à Skogar.. .» « traverse le champs de lave – il y en a déjà qui sont passé avant toi, c’est possible, de nouveau elle est assez froide. » apparemment, les Islandais sont assez cool en ce qui concerne le feu et la glace.
En fait, ils étaient content que ce volcan avec le nom indicible qui paralysait l’Europe pendant des jours finissais par érupter – il était bien temps ! Tous comme il est temps pour 5-7 autres volcans – qui sont aussi sur la liste d’attente.
Mais pour moi comme simple Européen, c’est plutôt un défi de chercher un chemin à travers le labyrinthe de formation cassante de lave de 3-4 mètres de hauteur. Partout il y a de la vapeur qui sort, tellement que je ne peut plus voir quoi que ce soi. En plus cette chaleur – et ne parlons pas de la puanteur !
Mais c’est quoi ca maintenant ? D’un coup je me retrouve sur un sol boueux et il fait bien froids ici aussi. La boue est un mix entre de la neige et des cendres. J’essaye de nouveaux de m’orienter mais dans ce brouillard ce n’est vraiment pas possible. Il m’est impossible de reconnaître quoi que ce soit.
Des traces qui finissent en cul de sac… il faut absolument que je retourne au champ de lave – mais où est-il? Je sors mon GPS pour chercher les coordonnées de la cabane que j’ai heureusement sauvegardées en bas dans la vallée. Mais à quoi ca sert si la réception du GPS est médiocre ? Je désespère, la boue et les cendre collent au mono et au chaussures est font que tous devient encore plus dure que ca l’est déjà.
Mais que fait-je ici, tout seul au but du monde ? En mono ? Quelle idée idiote ! On m’a déjà souvent demandé lors de mes trip en mono si j’avais pas perdu un pari ou quelle étais donc la raisons pourquoi est-ce que je faisais ce que je faisais. Mais en fait, c’était pas un pari que j’avais perdu, c’était plutôt un pari qu’il fallait gagner : le but était d’être le premier en mono à traverser l’Islande d’Ouest en Est en mono.
Le premier mec en mono avait déjà été là – il avait fait le tour de l’île. Donc, je n’était déjà plus le premier en mono. Il l’avait fait un mois avant moi, au long du « ring », l’artère vitale de l’île, reliant la civilisation aride au long de la côte.
Mais une fois qu’on quitte ce fameu « ring », c’est fini. L’immensité d’un paysage constellé de cicatrices bien devient visible. L’Islande, c’est la fermeture à glissière qui raccorde la plaque eurasiatique avec L’amériquaine. L’Islande, un désert de sable, de cendre, d’éboulis plein de champs de lave pleins de mousse, pleine aussi de rivières de glacier avec des température à peine au delà des zéro dégrées (même maintenant en juin) qu’il me faut traverser tout le temps. Et ça, ce n’est franchement pas une ballade du dimanche, ca, je peut vous l’assurer. Arrivé à l’autre bout, j’étais chaque fois content quand je sentais la vie retourner dans mes orteils.
Au milieu de l’île, je décide de ne pas continuer à traverser sur la route la plus difficile d’Islande, la « Sprengisandur », je préffère prendre une route très populaire d’Islande – si l’on peut dire ca d’une de ces routes - qui mène vers le Sud : Le « Laugarweg » qui traverse plusieurs cols avant d’aboutir dans la civilisation au bord de la côte de nouveaux. Je prends la décision de prendre cette route car a cette époque de l’année, je doit reconnaître qu’il est impossible de traverser toute l’île – il y a simplement trop de rivières torrentielle causé par la fonte des neiges.
En cours de route, je rencontre notamment un groupe de Français que j’accompagne spontanément – ma nourriture était juste, mais j’ai partagé tous ce que j’avais et en retour, j’avais de temps en temps un repas chaud. En plus, je pouvais me servir de leur réchaud à gaz – comme ça, je pouvais apprécier mon musli chaud car pour des raisons de poids, je n’ai rien sur moi sauf mon sac de couchage, une tente, du ravitaillement et mes vêtements que je vais porter pendants 21 jours.
Je n’ai pas trop mangé ces derniers jours, pas assez en fait. Hier, j’ai eu la chance de me faire ravitaillé par la gérante d’une auberge – j’était très reconnaissant pour cette alimentation de secours car sans elle, je ne serais pas arrivé ici.
Maintenant, me voilà ici, des larmes de désespoir qui me coulent sur les joues. Je cris tout mon désespoir en plein dans le blanc et gris qui m’envahi de partout - douze jours âpres mon départ de l’aéroport international, 400 km déjà parcouru.
Et tout les temps de traces qui semblent disparaître soudainement. Au moins je me suis déjà approché du refuge à presque 100 m d’après mon GPS – mais toujours rien en vue.
J’espère que j’ai bien enregistré les coordonnées sans avoir confondu des chiffres – ce qui serai une erreur fatale dans ma situation.
Les images de ce jeune Américain du filme « Into the wild » me reviennent toujours en tête, il avait voulu vivre tous seul en pleine nature en Alaska mais mourra a cause d’une toute petite erreur. Tout comme le gars sur la plaque commémorative à 50 km au Nord est mort en 2004. Ou celle des mecs mort de froids sur le glacier à 500 m de la cabane.
Je suis totalement crevée. Je tombe à genoux de temps en temps, allez ! continue ! ne t’arrête pas, allez ! C’est quoi ca ? Enfin, de la lumière à la fin du tunnel. Y’a une sorte de borne jaune à deux mètre – mais où est la prochaine ? Des traces dans la neige noire. Entre temps mon GPS m’a averti que j’était sensé avoir atteint ma destination. Mais pas de refuge en vue – ce qui n’est pas étonnant comme je ne peux même pas voir quoi que ce soit à plus de Cinque mètre. Soit, continue ! continue ! suis les traces il vont bien t’amener quelque part. Ca monte et ca monte…
Je crois pouvoir reconnaître quelque chose devant moi – un rocher ? Non, c’est… c’est enfin le refuge ! J’ai réussi ! S’il te plait, s’il te plait laisse la porte être ouverte ! J’ai de la chance – la porte arrière est ouverte. C’est ici que je vais rester jusqu'à ce que ce brouillard sera parti. Je m’assoie sur un des lits et je m’endors instantanément. Jamais de ma vie j’ai été aussi épuisée.
Peu âpres, le gérant du refuge, Uwe arrive. C’est le premier jour de cette saison ou il va s’occuper du refuge.
Je lui aide a libérer le refuge des cendres qui nous vont jusqu’au genoux – en retour j’ai le droit de rester gratuitement. Le soir un troupe d’Islandais arrive, le lendemain j’apprend que ce sont des constructeur de sentier qui vont baliser un chemin au dessus du champ de lave.
Grace à leurs images satellite, je vois que j’ai traversé le champ de lave à l’endroit ou il est le plus large. A partir d’aujourd’hui, il y aura de nouveau un chemin balisé à travers le champ de lave.
Le brouillard reste épais, donc je me rejoins à un couple Italien qui connaît le chemin descendent dans la vallée. Dés que la vue s’améliore, je monte sur mon mono pour descendre jusqu’à la côte.
Ici commence la troisième partie de mon voyage. La première partie était de traverser l’île le plus vite possible vers l’Est. La deuxième partie était de descendre vers la côte du Sud pour retourner dans la civilisation.
Cette troisième et dernière partie maintenant consistait simplement de retourner à l’aéroport au long de la route. Comme j’allais constater, ca allais devenir plus stressant que de rouler tout seul en terrain loin des routes. Tous ce trafic et la monotonie de rouler kilomètre pour kilomètre tous droit – ouf. Je décide de raccourcir tous ca en roulant au delà de mon planning chaque jour – ce qui est une bonne idée car comme ca je fini par encore avoir du temps pour passer quelques jours fantastiques dans une zone de randonnée à 40km de Reykjavik. J’y rencontre des gens sympa, je fais des photos, filme et me baigne enfin dans des rivières chaudes, je peux enfin aussi cuisiner sur des sources chaudes
Pour les 100 km qui restent jusqu’à l’aéroport, je me les réparti en morceaux agréable.
L’Islande est un pays qui à le droit de s’appeler « fire&ice » - elle a son propre charme très spécial et inoubliable – ca vaut toujours la visite – aussi tous seul à la fin du monde en brouillard.
Texte, photos: Florian Kaiser
Aide pour le Français: Merci Romain!
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